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Charles Villeneuve se confie

Rédigé Le 24 janvier 2009, 8h55 par Pascal

Charles Villeneuve se confie Charles Villeneuve a donné rendez-vous au quotidien Le Parisien hier matin au camp des Loges en marge de l’entraînement de l’équipe professionnelle. Le président démissionnaire avait décidé de s’expliquer dans les colonnes du Parisien et celles de L’Equipe, au lendemain de l’officialisation de sa démission le 3 février prochain. Le futur ex-président parisien n’était pas seul dans son bureau. Sébastien Bazin, le patron de Colony Capital Europe et actionnaire majoritaire du club de la capitale, était également présent.

Pourquoi avez-vous rédigé cette fameuse lettre ?
Je l’ai écrite dans l’intérêt du club, pas dans mon intérêt personnel. La preuve : je ne pense pas que ce soit la lettre qui ait posé un problème à Sébastien Bazin mais sa fuite (dans nos éditions du 17 janvier) . Peut-être n’aurais-je pas dû l’envoyer à 14 personnes mais seulement à Sébastien Bazin. J’ai souvent utilisé cette méthode dans mes emplois antérieurs oú je posais des questions qui me revenaient systématiquement dans la tête. Je suis connu pour toujours avoir été animé par un esprit de combat, parfois un peu brutal. Je suis comme ça !

C’est le constat financier alarmant dressé par Jérôme de Metz, l’administrateur qui a démissionné fin décembre, qui vous a poussé à agir ?
Oui, sans doute. Il a allumé une mèche. Je me suis posé des questions et je les ai écrites. Mais je vous l’ai dit : je fonctionne souvent comme ça. Je peux vous sortir toutes les lettres que j’ai écrites en trente-cinq ans de carrière. Elles sont parfois un peu brutales. Ces derniers jours, mes amis m’ont dit : Cette lettre te ressemble, c’est ton style .

N’avez-vous pas semé la zizanie à un moment oú le club n’avait vraiment pas besoin de ça ?
Non, je suis resté dans le droit fil de ce que je suis.

Dans votre courrier, vous réclamiez davantage de pouvoir. Quelles étaient vos prérogatives exactes au PSG ?
Sébastien Bazin avait fixé une ligne de conduite avec un horizon, un objectif central, les moyens pour y parvenir. Peut-être ai-je pensé que je ne pesais pas sur tous les leviers parce que je me suis consacré essentiellement au cadre sportif. Je voulais peser sur le reste. Ai-je pris du retard dans ce domaine ? On peut le penser. Je suis, je crois, un vrai entrepreneur. Je sais pendre des décisions, mesurer les défauts et les qualités des hommes. Je ne suis pas un financier. Je n’en serai jamais un.

Cette affaire ne ressemble-t-elle pas, au fond, à un gâchis ?
Je ne cherchais pas à ouvrir des hostilités mais à obtenir des réponses à des questions. Bon voilà, cela a mal tourné, cela a mal tourné. C’est comme ça. Je n’ai pas souvent été mandataire social dans ma vie. C’était même la première fois au PSG.

Lors de cette crise, il s’était parfois dit que vous alliez chercher à faire traîner les choses…
Dans cette affaire, il convient de préserver le club, ses valeurs, ses futurs administrateurs et ses supporteurs. Qui veillent, comme une sentinelle, sur les valeurs du club ? Ce sont les supporteurs qui passent toutes les crises et qui sont toujours là. Par rapport à eux, il fallait privilégier une sortie par le haut pour retrouver une certaine sérénité.

Que retiendrez-vous de vos huit mois à la tête du club ?
D’abord, que c’est assez passionnant. Dans le football, comme partout, il y a ceux qui n’apprennent jamais rien, ceux qui apprennent lentement et ceux qui apprennent très vite. En six mois, je pense que je fais partie de cette troisième catégorie. Que c’est plus facile qu’une rédaction de journalistes. Qu’il y a là un groupe qui peut arriver à faire d’excellents résultats. La quatrième chose est un voeu à exaucer. Il faut renouveler l’équipe qui va prendre en main le destin et qui va gérer les ambitions du PSG. Il ne faut pas d’anciens présidents, y compris moi-même, dans le club. Pas de nostalgiques, ni de revanchards.

De quoi êtes-vous le plus fier dans votre bilan ?
Je ne vais pas commencer maintenant à regarder mon nombril et à faire de l’autosatisfaction. Je suis très content d’avoir eu cette expérience, d’avoir côtoyé des gens qui étaient d’un univers fondamentalement différent du mien, notamment des financiers (il se retourne vers Bazin et sourit). L’équipe est dans les six premiers, elle mériterait d’être plus avant s’il n’y avait pas eu quelques erreurs de parcours du corps arbitral. Je le dis de façon officielle et ça va être reproduit dans la presse, mais les présidents ne doivent rien dire sur le corps arbitral car on ne lui donne pas les moyens de faire son métier. Il faut en vouloir à ceux qui réfléchissent à l’amélioration de la condition d’arbitre.

Reviendrez-vous au PSG ?
Ecoutez. Je ne suis pas devin et je ne connais pas la fin de l’histoire. Maintenant, si le 3 février au soir, Sébastien Bazin me demande de revenir, il n’y a aucun problème, je serai là. (Rires) . C’est une pirouette. A partir d’aujourd’hui, je ne m’exprimerai plus jamais sur le PSG (NDLR : des interviews télé et radio sont quand même prévues d’ici à lundi).

Pourquoi nous recevez-vous en compagnie de Sébastien Bazin ?
L’ambition qui anime Sébastien Bazin est identique à la mienne : le PSG doit faire partie du podium de la Ligue 1 de manière pérenne. Dès lors, il retrouvera un rang européen. Le club en a les moyens. Toutes les questions que j’ai posées dans ma lettre, il y a répondu. C’est pourquoi nous sommes allés ce matin (hier) devant les joueurs. Nous leur avons dit qu’eux menaient un combat sportif. Ils sont à mi-hauteur de l’escalier qu’il leur reste à gravir. Nous comptons sur eux dès dimanche (demain) dans le cadre de la Coupe de France, mais aussi face à Caen la semaine prochaine en championnat et devant Bordeaux ensuite en Coupe de la Ligue. La seule chose que je regrette aujourd’hui, c’est de ne pas être dans les vestiaires le 4 février lors de la réception de Bordeaux en demi-finale pour injecter le « fighting spirit » qui m’a toujours animé.

Source : Le Parisien

Charles Villeneuve
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