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Hoarau : «Je fais un petit rêve...»

Rédigé Le 15 mars 2009, 13h02 par Loic

Hoarau : «Je fais un petit rêve...» A quelques heures du Clasico, Guillaume Hoarau s'est longuement confié au quotidien L'Equipe. L'attaquant Réunionnais du PSG participera ce soir à son premier PSG-OM au Parc des Princes.

Vous allez participer à votre premier clasico au Parc des Princes. Avez-vous senti la pression grimper cette semaine ?
Jusqu’à cette année, les PSG-OM ne soulevaient que des questions d’organisation : oú mange-t-on avec les potes, oú est-ce qu’on regarde le match ? Là, je ne réalise pas. À l’aller (4-2 pour Paris), je sentais l’engouement. C’était mon premier clasico. On ne parlait que de ça : le clasico, le clasico... Cette semaine, on en a moins entendu parler. Le match de Lyon en Ligue des champions (2-5 à Barcelone) a brouillé un peu les pistes.

C’est le deuxième contre le troisième. Ça faisait longtemps qu’un PSG-OM n’avait revêtu un tel enjeu.
Il ne faudra pas se louper. Á l’aller, nos positions au classement n’étaient pas les mêmes, mais on avait déjà frappé un grand coup.

Vous aviez signé votre premier doublé. Craignez-vous, cette fois, un plan anti-Hoarau ?
Déjà, je pense que ce sera plus compliqué. Á l’époque, on était dans notre phase oú on surprenait tout le monde, sans être brillants dans le jeu, mais en étant efficaces. Là, on est un peu plus attendus. Beaucoup de gens pensent que l’absence de Stéphane (Sessegnon) nous sera préjudiciable. C’est vrai. Steph’, c’est le détonateur. Mais attention quand même. Á Paris, le danger peut venir de partout. C’est aussi pour cette raison que je ne pense pas qu’il y aura un plan contre moi. Plutôt un plan anti-PSG.

En face, il y aura Steve Mandanda, que vous connaissez bien.
Une vraie amitié nous unit. C’était le grand frère de notre petit groupe au Havre, le protecteur. Pour moi, il l’est resté. Il dégageait beaucoup de sérénité et on aimait bien aller vers lui. On s’attache vite à ce grand gaillard.

Vous êtes-vous téléphoné ?
Oui, on s’est parlé. On a hâte de se voir. Je vais lui montrer la photo de mon fils, qui a bien grandi. On essaie de parler d’autre chose que de foot. Déjà que les gens ne parlent que de ça. Si entre nous on peut évoquer d’autres sujets, ce n’est pas plus mal.

Mandanda est devenu le gardien des Bleus et vous, vous êtes en train de prendre une autre dimension. Vous attendiez-vous à un tel statut aussi vite ?
Je savais qu’en arrivant j’allais devoir faire mes preuves. Le club sortait de deux saisons difficiles et il n’avait pas l’intention de faire de la figuration en Championnat avec un gars qui arrivait de L 2. Je devais donc vite m’ôter cette étiquette et me mettre au niveau. Aujourd’hui, je ne fais que mon métier et, chaque jour, ce n’est que du bonheur. Quand je prends cinq minutes, je me dis que ce que je vis est génial. J’en suis très fier. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là. Ce qui ne signifie pas que je suis arrivé.

Vous êtes un peu devenu l’homme providentiel du PSG...
Non, je ne pense pas. Il y a surtout une vraie force collective qui se dégage de cette équipe.

Pour vous, une nouvelle vie a commencé. Vous habituez-vous à toutes ces sollicitations ?
Avec Thierry (Gras, son agent sportif), on s’était dit que si ça marchait à Paris, toutes les portes s’ouvriraient. Il fallait juste s’y préparer. Aujourd’hui, on arrive à gérer tout ça même si, au départ, ce n’est pas évident. Si tu dis trop souvent non, tu peux passer pour un arrogant, et si tu dis oui à tout le monde, ce n’est pas bon non plus.

Même les émissions people, comme le Grand Journal de Michel Denisot, vous réclament.
Michel Denisot m’avait appelé juste après le match aller contre Marseille. Ça me faisait plaisir car c’est une émission que j’aime bien. Le truc, c’est qu’on avait Toulouse et Nice dans la même semaine et j’étais un peu fatigué. Je l’ai rappelé et je lui ai expliqué que je préférais ne pas venir. Il a compris. Et puis il m’a appelé récemment pour me réinviter. J’en ai parlé avec le coach, qui m’a donné son feu vert.

Et alors, c’était bien ?
Disons que ce n’était pas évident. Michel Denisot m’a mis à l’aise. En plus, je voulais faire la séquence “La boîte à questions” juste pour appuyer sur le petit buzzer (Il se marre).

Michel Denisot est le dernier président du PSG à avoir remporté un titre de champion (en 1994). Vous, vous y pensez ?
On est à un point de Lyon, alors évidemment qu’on va lutter. On va tout faire pour aller chercher ce titre. Dans ma tête, je fais un petit rêve... Je me dis que ce serait cool de faire le doublé, parce qu’après tout moi aussi j’ai été champion avec mes potes du Havre la saison dernière (en L2).

Et la Coupe de l’UEFA ?
Ce qui est bien, c’est qu’on la joue complètement libéré. Je pense qu’on peut surprendre. Ce serait vraiment triste qu’à la fin de la saison, on n’ait rien.

Est-ce que vous pensez aussi à l’équipe de France ?
Mais j’arrive de Ligue 2 ! Je ne vais pas débarquer en disant : “Eh les gars, je suis grand, j’ai marqué quelques buts, me voilà !” Ce n’est pas mon genre. Je ne peux pas dire que je mérite ma place.

Les médias et certains anciens le disent pour vous.
Ça fait plaisir. Mais, pour le moment, je me contente de bosser comme un fou. Et puis, regardez la liste des attaquants présents. Ce n’est pas rien ! En tout cas, si ce n’est pas pour maintenant, je continuerai de travailler pour que ça arrive un jour car c’est la récompense ultime. En attendant, je ne réclame rien. Il y en a qui ont dit : “Ça y est, il marque quelques buts, il se voit déjà avec les Bleus.” C’est faux. C’est pour éviter ce genre de polémiques que je botte en touche lorsqu’on me parle de la sélection.

On vous voit rarement exploser de joie. Même quand vous marquez...
Eh, à l’aller, à Marseille, quand j’ai marqué, j’ai couru un peu quand même ! (Il sourit.) Non, en fait, ça remonte à une histoire, la saison dernière, au Havre. Avec Valéry Mezague, on s’était dit que, si l’un d’entre nous marquait, il exécuterait une petite danse. Contre Reims, je marque. Et donc, on danse. Seulement, on a fait 3-3. Au débriefing, l’entraîneur, Jean- Marc Nobilo, qui tenait à ce qu’on conserve une certaine humilité, repasse la vidéo du match. “Je ne veux plus jamais voir ça de la saison, a-t-il lancé. Ça y est, vous marquez et vous dansez maintenant ?” J’étais mal. Du coup, j’évite tout excès de joie et j’économise mes forces. (Il rigole encore.) En fait, je manque d’imagination pour célébrer un but. En revanche, pour féliciter un de mes coéquipiers, je suis capable de lui courir après sur toute la longueur du terrain.

Source : L'Equipe

Hoarau

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