Kombouaré : «Mon travail est remis en question»
Rédigé Le 07 fevrier 2010, 11h36 par Loic
A l'issue de la rencontre face à Lorient, l'entraîneur du PSG Antoine Kombouaré a affiché un calme de façade.
Que s’est-il passé ?
On est passés complètement à travers de notre première mi-temps, même si nos vingt premières minutes étaient très bonnes. Mais tout était contre nous, car le but valable de Guillaume a été refusé. Ensuite, le penalty nous a fait beaucoup de mal. Dans la foulée, nous avons lâché mentalement.
Comment expliquez-vous cette incapacité à faire face dès que les événements vous sont contraires ?
Il n’y a qu’à voir dans quel environnement nous avons évolué ce soir. Se faire chambrer par son public… Quand vous êtes joueur, c’est dur. Mais les gens ont tout à fait raison. Maintenant, il faut être capables de mettre les boules Quiès et jouer quand même. Soyons très forts mentalement, car il y a tout de même eu des bonnes choses.
Cette semaine, vous avez tenté de titiller l’orgueil de vos joueurs. Regrettez-vous d’avoir parlé de tire-au-flanc ?
J’ai dit cela parce qu’on était 14 e s . Ça voulait dire qu’on ne faisait pas ce qu’il faut. L’idée était de faire réagir les joueurs. Si on regarde nos vingt premières minutes, il y avait l’envie de gagner. Bon, après on prend un but…
A 2-0, ne pensez-vous pourtant pas avoir été un peu lâché par les joueurs ?
Je vous laisse répondre à cette question. Ce qui est embêtant, c’est de lâcher mentalement. Le contexte est difficile avec un public qui met plus de pression. Ce qui m’embête le plus, c’est qu’il ne faut pas qu’ils aient peur de jouer.
Etes-vous en rage contre votre défense ?
Je suis très déçu, mais je ne vais pas les blâmer. Ils savent que, sur une situation de contre, ils ne doivent pas se mettre en position de prendre un but.
Pour la première fois, le Parc a réclamé votre démission. Comment le vivez-vous ?
Pfff… Je ne m’attarde pas là-dessus. Je comprends la déception et que tout le monde soit invectivé : les dirigeants, l’actionnaire, les joueurs, moi. Mais ce n’est pas mon souci. Ce qui m’importe, c’est comment se préparer au mieux pour aller se qualifier à Vesoul. Mais, ce qui est sûr, c’est que c’est mon travail qui est remis en question par les résultats.
Source : Le Parisien
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