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Villeneuve : «Restaurer la confiance»

Rédigé Le 13 aout 2008, 19h42 par Loic

Villeneuve : «Restaurer la confiance» Le président du PSG Charles Villeneuve s’exprime ce mercredi dans les colonnes du quotidien sportif L’Equipe. L’occasion pour lui de dresser le bilan depuis son arrivée à la tête du club, en mai dernier. Malgré la défaite à Monaco lors de la première journée de Ligue 1, il garde tout son optimisme.

Le PSG se montre actif sur le marché des transferts cet été. Un dossier est en cours, celui de Mateja Kezman…
Kezman ? Nous, on est d’accord avec son club. Il y a un petit problème entre lui et Fenerbahçe sur l’affaire de la prime. Mais nous, on est super carré avec le club, point.

Réfléchissez-vous à des solutions de recours ?
Oui, mais on n’a pas pris de contact. On espère faire Kezman. Mais ça ne dépend plus de nous.

Paris a-t-il plus de moyens cette saison pour recruter ?
Si on regarde l’état des finances, c’est la première fois que le PSG n’achète qu’avec ce qu’il a vendu. On est même en léger solde positif, de 500 000 euros environ. Il faut savoir que depuis plusieurs saisons, le club est en déficit. Je n’ai pas envie d’être le président de l’accroissement du déficit. Je gère avec l’enveloppe à ma disposition, le fruit des transferts. C’est dire à quel point on doit aussi se montrer attentifs aux liens entre le centre de formation, la cellule de recrutement et le staff technique. On a quand même un sacré centre de formation.

« On espère Kezman, mais ça ne dépend plus de nous »

Si vous n’aviez pas vendu, auriez-vous pu acheter ?
On aurait pris le taureau par les cornes, convoqué le conseil d’administration et obtenu des moyens.

On a l’impression que ce n’est pas Colony Capital, l’actionnaire principal du PSG, qui risque de remettre de l’argent dans le club…
(Il coupe.) Vous savez, il faut bien connaître Bazin (le représentant de Colony en Europe). C’est un homme qui vous réserve toujours quelques surprises, souvent positives et agréables. Il va très vite, il a une manière très américaine d’aborder les sujets. Vous lui posez un problème, il vous apporte quasiment la solution dans la journée. Je m’entends parfaitement avec lui.

De l’extérieur, on a le sentiment qu’avec Paul Le Guen, vous ne partagez pas toujours la même vision des choses. Lui, par exemple, ne semble pas emballé par Kezman se contentant de dire qu’il prenait note de cette arrivée.
Moi, j’essaie de recruter un attaquant dont le profil a été défini par Paul. Il voulait Jimmy Briand ? C’est simple : je ne peux pas acheter Jimmy Briand. Je me suis déplacé pour aller voir François Pinault (l’actionnaire majoritaire du Stade Rennais), que j’apprécie. Il est – et il en a les moyens –, campé sur ses positions : c’est 10 M€ ! Moi, je ne donne pas 10 M€ pour Jimmy Briand. Ce n’est pas le prix du marché. On est tout de même monté jusqu’à 9 M€. Donc, deuxième piste, Kezman, qui correspond au profil de joueur défini par Paul, à savoir un attaquant qui prend la profondeur. D’ailleurs, Paul m’a demandé s’il était possible de l’avoir avant la fin de cette semaine. Comme quoi, les choses évoluent… Mais on a de bons rapports. Je dis les choses et il dit les choses.

« Moi, je ne donne pas 10 millions d’euros pour Jimmy Briand »

Vous êtes d’accord avec lui, quand il dit les choses ?
Oui. (silence) J’en prends note en tout cas… (Il esquisse un petit sourire.)

Un président de club qui n’en est pas actionnaire ne touche-t-il pas vite des limites ?
Je suis ici pour repousser les murs.

Une fois l’attaquant recruté, disposerez- vous de moyens pour recruter un autre joueur ?
Je le pense. On cherche toujours un défenseur. Moi, je suis un Français d’Orient, qui a vécu dans le monde arabe. Je suis fondamentalement optimiste.

Est-ce cette sensibilité envers le monde arabe qui fait que, dans la recherche de nouveaux partenaires économiques, vous pourriez vous tourner vers des capitaux de cette région ?
Oui, mais il y a l’Europe de l’Est aussi. Il faut arrêter cette prévention politiquement correcte. Je ne pense pas que ce soit politiquement incorrect d’ailleurs d’attirer ces capitaux. Cela étant, il n’y a aucun signe de cette nature dans le capital du PSG pour le moment.

« Recruter encore un défenseur »

On évoquait un élargissement de la cellule de recrutement. Qu’en est-il ?
Pour l’instant, on reste sur le schéma actuel. On va surtout étoffer les contacts qu’on peut avoir en Amérique du Sud et en Afrique. J’ai demandé à Bruno (Skropeta, le directeur de la communication) de prendre contact avec Bernard Lama et Patrick Vieira, qui ont monté une école de foot au Sénégal. J’ai eu un dialogue avec Branco, l’ancien défenseur brésilien champion du monde. J’irai en octobre à Fluminense pour voir ce qu’on peut faire. C’est vrai qu’on a parlé de renforcer la cellule recrutement avec des personnes comme Jean-Luc Buisine. Pour le moment, c’est le statut quo.

Y a-t-il un modèle de recrutement dont vous vous inspirez ?
Je trouve qu’il y a un garçon qui se débrouille bien, c’est Pape Diouf, à Marseille. J’aime bien aussi Bernard Caïazzo, qui est astucieux. À l’étranger, j’ai un faible pour l’AC Milan.

Est-il possible qu’un jour le PSG recrute des joueurs de Manchester, de Milan, etc. ?
Pour l’instant, je construis avec les matériaux dont je dispose. Je reste pragmatique. Mais il est bien évident qu’à Paris, le recrutement ne peut pas être celui d’un autre club du Championnat de France. On a recruté Giuly et Makelele, mais il faut qu’on aille plus loin, évidemment.

« Anelka ? Oui, je souhaiterais qu’il revienne »

Dans un an, est-il envisageable de voir Vieira ou Anelka au PSG ?
C’est vrai que ce sont des mecs avec lesquels on a de vraies relations. Anelka ? Oui, je souhaiterais qu’il revienne au PSG. Je le dis ouvertement. C’est le type d’attaquant qu’il nous faut.

Le PSG peut-il retrouver le premier tiers du classement cette saison ?
Je ne me suis fixé qu’un seul objectif : restaurer la confiance. Le reste coulera de source. Mais j’ai prévenu les joueurs : ils ont des droits et des devoirs. Ces devoirs, c’est respecter l’institution, le club. Quand on franchit le portail du PSG, on doit le faire avec autant de respect que dans les grands clubs italiens, espagnols ou anglais. Le PSG est un grand club. Il y a une vraie ferveur autour. J’en prends un peu plus conscience chaque jour. Récemment des policiers m’ont contrôlé en voiture place de la Concorde. “Vous avez vos papiers ?” Ils regardent. “Ah, vous êtes Charles Villeneuve, le président du PSG ?” “Oui.” “Putain, Make, c’est bien. Bon, allez-y, mais faites-nous une équipe, hein…” Et hop, on se barre. Extraordinaire. C’est là que vous voyez qu’il y a un amour formidable pour ce club. Bon, il y a aussi quelques turbulences.

Vous avez eu un premier contact difficile avec les groupes de supporters…
Pas avec les groupes. Mais un jeune qui a cassé une vitre en sortant de la réunion.

« Paul Le Guen a un avenir indéniable ici »

Que lui aviez-vous dit pour qu’il casse une vitre ?
Que le club ne lui appartenait pas plus qu’il ne m’appartenait. Résultat, le mec, il sort et casse une vitre. Je fais quoi, moi ? Je reste assis avec le sourire. Ce n’est pas dans mon caractère. Bon, c’est vrai que les supporters ont souffert pendant deux ans et qu’ils sont toujours là. Je dois en tenir compte.

Quels sont les entraîneurs que vous rêvez de voir un jour entraîner le PSG ?
Paul Le Guen. Il a un avenir indéniable ici.

Il est en fin de contrat en fin de saison.
Eh bien, il arrivera un moment oú il faudra qu’on parle. Pour l’instant, l’objectif premier, c’est gagner. On n’entre pas pour jouer, on entre pour gagner. C’est ce que j’ai dit samedi aux joueurs. (Il se marre.).

Source : L'Equipe

Villeneuve
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