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Histoire du Paris SG

 

• Une création mouvementée

 

La création du club parisien est d’abord le fruit d’un constat : en 1969, le football parisien de haut niveau n’existe plus. Le Racing Club de Paris et le Stade Français ont disparu, tandis que le Red Star est lui peu fringuant. Comparé aux autres capitales européennes, Paris est une anomalie.

 

Guy Crescent, industriel, Henri Patrelle (Président du club de Saint-Germain-en-Laye et vice-président de la F.F.F.) et Fernand Sastre (futur président de la F.F.F.) sont mandatés par la F.F.F. avec une mission : la création d’un nouveau club dans la capitale.

 

De son côté, la presse participe en organisant une sorte de référendum. La question posée est simple : « Voulez-vous d’un grand club à Paris ? » 66 000 personnes répondent positivement. Le dossier s’épaissit avec la création du Paris Football Club en juillet 1969. Un club cependant toujours virtuel. Démarrer au plus vite et si possible en première division devient alors illusoire, à moins d’une fusion avec un club d’élite.

 

Avoir un grand club à Paris… Il faut attendre le 12 août 1970 et passer par de nombreuses péripéties avant de voir naitre le P.S.G. F.C.

 

Pourtant, l’engouement autour de ce nouveau club « inexistant » augmente. Le 1er février 1970 est, à ce titre, une date importante. Pierre Bellemare, alors animateur vedette de la radio Europe 1, lance un appel qui restera dans l’Histoire du club : « Le football à Paris meurt, aidez nous à le ressusciter ! ». Les résultats sont inespérés puisque très vite, les demandes d’adhésions affluent, 17 400 au total. Des bulletins d’adhésions sont même publiés dans le magazine France Football.

 

Reste alors la possibilité de démarrer en deuxième division. La solution vient su Stade Sangermanois du président Patrelle, une équipe qui vient d’accéder à la deuxième division. La fusion est adoptée le 17 juin. La création officielle du P.S.G. F.C. est datée du 12 août 1970. Quatre jours plus tôt, le club a déjà disputé son premier match de championnat. La saison 1970/71 a en effet déjà débuté.

 

• Scission et retour à la case départ

 

A la fin de la saison 1971/72, le PSG vient d’assurer son maintien en D1. Mais c’est en coulisse que l’avenir du club se joue. Les divergences entre dirigeants et surtout le déficit financier obligent en effet le club à se tourner vers la Mairie. La subvention municipale de 800 000 francs est alors vitale pour assurer l’avenir. Mais le Conseil de Paris pose une condition : le nom du club doit changer et devenir plus parisien : Le Paris Football Club doit se substituer au Paris Saint-Germain.

 

Le 16 mai 1972, l’assemblée générale du club est réunie dans un hôtel parisien. 1191 associés sont présents. Si 626 voix acceptent la proposition du Conseil de Paris, le PSG disparait et laisse place au PFC.

 

En D1 en 1972,

En D3 en 1973

 

Le vote fait d’abord apparaitre une majorité en faveur du PFC. Mais un nouveau décompte est demandé. Le résultat définitif est de 623 oui et 318 non ! A trois votes près, le PSG disparaissait. Le club est donc toujours vivant, mais la scission semble inévitable. On a alors d’un côté Henri Patrelle, qui a fourni le volet sportif du club, et le duo Guy Crescent/Pierre-Etienne Guyot. Ces derniers se rangent derrière le Conseil de Paris et repartent avec l’équipe professionnelle en D1. Les contrats « pros » sont tous repris par le PFC qui absorbe au passage le C.A. Montreuil.

 

Au début de la saison 72/73, le PSG est un club amateur de D3. Alors que « très loin » de Saint-Germain, le Parc des Princes vient d’être inauguré, le PSG est un club pour le moins agonisant.

 

Henri Patrelle a jusqu’au bout voulu que le nom de sa ville reste associé à un club qu’il avait largement contribué à créer. Le maire de Saint-Germain, Jean Chastang a fait à ce titre lors de l’assemblée générale une déclaration qui éclaire parfaitement sa position : « Je ne suis pas un sabordeur du football, nous avons voulu aider la ville de Paris à créer ce club et nous avons joué le jeu. Mais il y a des limites. Nous ne voulions pas que notre nom soit balayé même si nous avions accepté qu’il soit remplacé par les initiales S.G. C’était une concession. Si on nous avait dit que lorsque nous serions en D1, il faudrait enlever notre nom, nous n’aurions jamais accepté ».

 

• L’arrivée d’Hechter, une nouvelle aventure

 

Depuis plusieurs années, Daniel Hechter rêve de monter un club de foot à Paris. A cette époque, Hechter est un couturier à la mode, une grande star people, apparemment bien loin du football. Sa passion pour ce sport et sa volonté de s’y investir surprennent un monde encore peu habitué à voir des gens « hors sérail ».

 

Our mieux pénétrer cet univers, Daniel Hechter peut compter sur Jacky Bloch. En effet, le football parisien n’a aucun secret pour cet ancien joueur amateur. En outre, Bloch, rencontré par le biais de Francis Borelli, a des relations. Ainsi intègre-t-il au projet Guy Bossant, un industriel, et l’acteur Jean-Paul Belmondo, rencontré des années plus tôt au sein de l’équipe de football des « Polymusclés ». Bebel vice-président ? Ce PSG et surprenant !

 

Daniel Hechter cumule les activités : créateur de mode, romancier, politique, il est aussi à l’origine de la renaissance du PSG

 

Côté terrain, le projet prévoit de confier le volet sportif à une autre grande star : Just Fontaine. Petit à petit, c’est toute une équipe qui se met en place autour de Daniel Hechter. Les hommes sont là, l’argent aussi, encore faut-il maintenant trouver un club avec qui s’associer.

 

Cette équipe à Saint-Germain, qui se fait toutefois appelée Paris Saint-Germain, retient l’attention. Le club accède à la deuxième division et il est possible de le faire monter assez rapidement. Henri Patrelle, son président, est un homme ouvert. Pour lui, réapparaitre au nez et à la barbe du Paris FC qui l’a coulé un an plus tôt est une idée plaisante.

 

La première conférence de presse organisée Chez Edgard suscitera le scepticisme, voire même l’ironie des journalistes invités. Hechter et ses amis sont vite affublés d’un surnom, le « Gang des chemises roses ».

 

Quelques semaines plus tôt, le 15 juin 1973, Henri Patrelle et Daniel Hechter avaient finalisé l’accord de rapprochement. Le contrat prévoit alors que le nom et les couleurs du club ne pourront en aucun cas être modifiés. Ce contrat marque donc la renaissance officielle du Paris Saint-Germain Football Club.

 

• Canal + : le début d’une nouvelle ère

 

Au début des années 90, le PSG est un club financièrement à l’agonie, obligé encore et toujours de demande de l’aide à la Mairie. Le tournant du « Foot Business » des années 80 a été mal négocié et la gestion « à l’ancienne » de Francis Borelli est dépassée.

 

Paris est devenu ennuyeux. La moyenne des spectateurs au Parc est d’ailleurs catastrophique : moins de 15 000 lors de la saison 90/91 ! La dette du club (50 M de francs) précipite les choses. Pour la première fois, en effet, le Ville ne veut pas effacer l’ardoise.

 

Début 1991, Bernard Brochand, dirigeant historique du PSG a pour mission de trouver un repreneur. Cayzac et Talar, autres « historiques », s’associent à lui. Un document baptisé Le Grand Projet est rédigé. Contacts et pistes se multiplient mais c’est avec Canal + que les discussions avancent le plus vite. « Tout le monde avait à y gagner. Si le championnat devenait passionnant avec un PSG attractif, Canal + aurait encore plus d’abonnés », se souvient Brochand.

 

Un autre dossier vient toutefois semer le trouble. Silvio Berlusconi, président du Milan AC, est en effet prêt à reprendre le club. Il annonce des moyens… et des grandes stars ! Le projet apparait solide, il se heurte pourtant au refus de la Mairie de Paris. Le vendredi 31 mai 1991, Canal + prend donc officiellement les commandes du club.

 

Cinq Coupe de France, deux Coupe de la Ligue, championnat 1994 et une Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes. Le PSG version Canal signe un prestigieux palmarès

 

Le PSG passe à présent dans la catégorie des « gros budgets » du championnat. Le club parisien n’a pas un homme à sa tête, mais une entreprise. L’investissement est tel que l’obligation de résultat est très importante pour le PSG. Autre élément : pour Canal +, l’image devient dorénavant essentielle. Président, entraîneur, joueurs, tout doit changer. Francis Borelli, très digne, quitte le club en déclarant : « Dans l’intérêt du club, je passe la main à deux hommes que je respecte et admire, Pierre Lescure et Bernard Brochand, je ne doute pas de leur réussite ».

 

La présidence est confiée à Michel Denisot, journaliste de la chaîne. Le nouveau PSG est donc né. Sans trop se soucier de ses vingt ans d’Histoire, semble-t-il. Daniel Hechter, Mustapha Dahleb, Luis Fernandez ou encore Safet Susic en nourriront parfois du ressentiment.

 

• La quête du renouveau

 

Le mardi 20 juin 2006 est une date historique dans l’Histoire du club : c’est la date officielle de la vente du PSG au trio d’investisseurs Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley. Ain Cayzac est le nouveau président.

 

Selon les déclarations de Stéphane Bazin, patron Europe de Colony Capital et porte-parole du trio d’investisseurs, l’investissement devrait durer au minimum huit ans. Mais dans tous les cas, il semble que le but des nouveaux investisseurs ne soit pas de rester beaucoup plus longtemps, le PSG devant logiquement être revendu plus cher au terme de cette période. Dans un entretien accordé au journal italien La Gazzetta dello Sport, Tom Barrack, richissime homme d’affaire et grand patron de Colony Capital, a déclaré début mai 2006 qu’il souhaitait de l’excellence pour le PSG.

 

En attendant le choix du président effectué a rassuré tous les amoureux du club. Alain Cayzac, longtemps président de l’association PSG, est un « historique » supporter du club de la première heure, il en connait aussi tous les rouages. Sa première mission, réussie, est d’avoir gardé Pauleta. L’autre bonne nouvelle, c’est le retour de Raï, joueur emblématique s’il en est. Le Brésilien devient ambassadeur du club en Amérique du Sud et conseiller du président. Le 15 janvier 2007, c’est au tour de Paul Le Guen de revenir à Paris au poste d’entraîneur. Avec Vincent Guérin pour s’occuper de l’équipe réserve, Alain Roche à la Direction sportive, ce nouveau PSG respecte son passé et son Histoire.

 

Les débuts difficiles de la présidence de Cayzac laissent les supporters sur leur faim

 

Les premiers temps sont toutefois extrêmement difficiles. Alain Cayzac vit un début de présidence pour le moins mouvementé. D’un point de vue sportif, c’est même le plus mauvais début de saison de toute l’Histoire du club. Sans parler du drame survenu le 23 novembre 2006 avec la mort d’un supporter du club suite à la défaite du PSG contre l’Happoël Tel-Aviv.

 

A tous les niveaux, le club apparait atteint et semble devoir être reconstruit. Le renouveau évoqué lors de l’arrivée de la nouvelle direction n’a jamais semblé aussi loin que lors des premiers mois de la présidence de Cayzac.

 

Après une saison cauchemardesque où le club aura terminé à la quinzième place, les supporters réclament un recrutement utile et ne veulent plus jamais ça. Mais les choses vont se répéter une seconde saison consécutive. A la lutte pour le maintien jusqu’à la dernière minute de la saison, le PSG assure sa survie en Ligue 1 grâce à une victoire à Sochaux (2-1).

 

Cette saison 2007/08 aura été marquée par un événement de taille : le départ d’Alain Cayzac à quatre journée de la fin, remplacé par Simon Tahar qui assurera l’intérim jusqu’au terme de la saison. Michel Moulin est nommé conseiller sportif du club et est chargé de redonner une force mentale aux joueurs en perdition. La direction parisienne ne le conservera pas au terme de l’exercice.

 

Colony Capital décide alors de nommer Charles Villeneuve au poste de président du Paris SG. Celui-ci choisi de conserver Paul Le Guen au poste d’entraîneur. Jamais un entraîneur n’aura bénéficié d’autant de clémence. La saison 2008/09 s’annonce...

 

Daniel Riolo, PSG club capital

 


 

 

 

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